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Pourquoi éviter le sucralose et ses dangers ?

Sucralose : pourquoi de plus en plus de marques et de consommateurs choisissent de l’éviter ?

Le sucralose est aujourd’hui l’un des édulcorants artificiels les plus utilisés au monde. Présent dans de nombreux produits « sans sucre », boissons light, desserts protéinés ou recettes fitness, il est souvent présenté comme une alternative moderne au sucre ajouté, avec aucune calorie et un pouvoir sucrant très supérieur au saccharose.

Pourtant, lorsqu’on analyse l’ensemble des données scientifiques disponibles — et pas seulement son statut réglementaire — une conclusion s’impose : le sucralose n’apporte pas de bénéfice santé démontré à long terme, et plusieurs signaux justifient une approche de prudence, en particulier dans une alimentation quotidienne.

Qu’est-ce que le sucralose, exactement ?

Le sucralose est un édulcorant intense, chimiquement dérivé du sucre de table. Il est obtenu par chloration sélective du saccharose, où trois groupes hydroxyles sont remplacés par des atomes de chlore. Cette modification empêche sa reconnaissance comme source d’énergie par le corps humain, ce qui explique son apport calorique quasi nul¹.

Son pouvoir sucrant est environ 600 fois supérieur au sucre, ce qui permet d’en utiliser des quantités infimes pour obtenir une saveur sucrée marquée¹². Il est commercialisé notamment sous des marques comme Splenda ou Canderel, et référencé comme additif alimentaire E955 dans l’Union européenne.

Sur le plan réglementaire, le sucralose est approuvé par les autorités sanitaires internationales, dont la Food and Drug Administration et l’Autorité européenne de sécurité des aliments, avec une dose journalière admissible (DJA) fixée à 15 mg/kg de poids corporel/jour³.

Mais autorisation ne signifie pas intérêt nutritionnel.

Aucun bénéfice démontré sur le poids ou la glycémie

L’un des principaux arguments marketing du sucralose est son intérêt supposé pour le contrôle du poids corporel et de la glycémie, notamment chez les personnes diabétiques ou en régime.

Or, cet argument est de plus en plus contesté.

Les synthèses récentes, reprises par l’Organisation mondiale de la santé, concluent que les édulcorants intenses n’apportent aucun bénéfice démontré sur la perte de poids à long terme et ne devraient pas être utilisés comme stratégie de contrôle pondéral⁴.

De même, les données humaines disponibles ne montrent pas d’amélioration claire et durable de la glycémie ou du risque métabolique chez les personnes diabétiques. Autrement dit : remplacer le sucre par du sucralose ne résout pas le problème.

Signaux inquiétants sur le métabolisme et la flore intestinale

Sans conclure à une toxicité aiguë, plusieurs études animales et observationnelles soulèvent des questions légitimes :

  • des modifications du métabolisme du glucose,

  • une altération de la réponse insulinique,

  • des effets sur la flore intestinale (microbiote),

  • et, dans certaines cohortes, un risque accru de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires⁵⁶.

Ces effets ne sont pas systématiquement observés, mais ils suffisent à remettre en cause l’idée que le sucralose serait un substitut neutre du sucre, surtout en consommation régulière et sur le long terme.

C’est précisément la position défendue par des organisations de consommateurs comme Que Choisir : à défaut de bénéfice clair, l’exposition chronique à un édulcorant artificiel n’a pas de justification nutritionnelle solide.

Opter pour une whey Protéalpes sans sucralose a tout son sens dès que l’on cuisine. À haute température, en présence de protéines, le sucralose peut générer certains composés chlorés dont la sécurité à long terme reste controversée, ce qui n’est pas cohérent avec une approche d’ingrédients simples et maîtrisés.

Une whey nature, non édulcorée, vous permet de décider précisément comment sucrer vos recettes (quantité, type de sucre ou d’alternative) selon votre objectif et ta tolérance. Elle s’intègre aussi beaucoup mieux dans des plats salés ou peu sucrés, sans arrière‑goût artificiel ni sensation de sucré imposé. 

Pour passer à l’action, vous pouvez en acheter sur Protéalpes.

Sécurité réglementaire ≠ innocuité nutritionnelle

Les défenseurs du sucralose mettent souvent en avant son statut réglementaire et le respect de la DJA. Cet argument est techniquement juste… mais incomplet.

D’une part, la DJA est une marge de sécurité toxicologique, pas un niveau de consommation optimal. D’autre part, aucune page grand public ne contextualise réellement cette DJA en usages concrets (boissons, desserts, produits cumulés), ce qui rend le risque difficile à appréhender pour le consommateur.

Enfin, certaines distinctions commerciales (« bon » vs « mauvais » sucralose selon le procédé ou la marque, comme Splenda) ne reposent pas sur un consensus scientifique établi. Les autorités évaluent la molécule E955, pas son marketing.

Résistance à la chaleur et usage culinaire : un faux argument santé

Le sucralose est souvent mis en avant pour sa stabilité à la chaleur, contrairement à d’autres édulcorants comme l’aspartame. Cet argument est réel d’un point de vue technologique, mais ne constitue pas un avantage nutritionnel.

Résister à la cuisson (détails ici) ne signifie ni bénéfice métabolique, ni innocuité à long terme. Utiliser du sucralose dans des recettes sucrées “fitness” reste avant tout un choix de goût, pas un choix santé.

Pourquoi choisir de l’éviter aujourd’hui ?

À la lumière des données actuelles, plusieurs constats s’imposent :

  • le sucralose n’apporte aucun avantage démontré sur le poids, la glycémie ou la santé métabolique,

  • il expose à une consommation chronique d’un additif artificiel sans bénéfice clair,

  • il entretient une habituation au goût sucré intense, peu compatible avec une alimentation durablement équilibrée.

Dans ce contexte, éviter le sucralose ne relève pas d’un discours alarmiste, mais d’un choix de prudence nutritionnelle, en particulier pour les enfants, les personnes à microbiote fragile, les diabétiques et les consommateurs réguliers de produits “sans sucre”.

 

Quelle alternative raisonnable ?

Plutôt que de remplacer systématiquement le sucre par un édulcorant artificiel, les approches les plus cohérentes restent :

  • réduire globalement l’exposition au goût sucré,

  • privilégier des aliments peu transformés,

  • utiliser occasionnellement des ingrédients naturellement sucrants (fruit entier, petites quantités de sucre classique),

  • ou, le cas échéant, des alternatives végétales moins intensives comme la stévia, tout en restant mesuré.


Références

  1. Fiche sucralose – Wikipédia, données chimiques et pouvoir sucrant

  2. Nutrimuscle – Qu’est-ce que le sucralose ?

  3. EFSA – Évaluation de l’additif E955, DJA 15 mg/kg/j

  4. OMS, 2023 – Recommandations sur les édulcorants non sucrés

  5. Études Inra – Effets métaboliques du mélange sucralose/acésulfame K

  6. Études de cohorte – Risques diabète et maladies coronariennes associés aux édulcorants intenses